Créer mon blog M'identifier

Et si c'était la faute à nos aïeux?

Le 30 septembre 2014, 19:43 dans Société 0

Deuils non faits, secrets inavouables, conflits non résolus… Nous payons parfois cher, à notre insu, les dettes de nos ancêtres.

 

 

Oui, les secrets de nos aïeux peuvent nous « pourrir » la vie. Oui, leurs traumatismes passés sous silence, leurs amours illicites, leurs douleurs ravalées, leurs espoirs déçus demeurés dans l’ombre, peuvent parfois expliquer nos dépressions, nos maladies, nos difficultés existentielles, nos phobies... Dans son cabinet de consultations, Bruno Clavier reçoit de ces patients « hantés » à leur insu par un passé dont ils ignorent tout, du moins consciemment. Dans son livre Les Fantômes Familiaux, édité chez Payot, il partage avec nous des histoires vécues, dont certaines bousculent nos convictions rationnelles. On touche là au mystère de la psychogénéalogie ( ou psychanalyse transgénérationnelle), et aussi, à toute sa puissance. Car les thérapeutes le constatent, sans pouvoir l’expliquer : dans les familles, tout se sait, même lorsque cela n’a pas été dit. Certains enfants en particuliers semblant plus réceptifs que d’autres à ces non-dits.

 

Tout ce qui n’est pas dit est répété

 

Bruno Clavier nous invite à considérer l’existence, aux côtés de notre inconscient individuel, d’un « inconscient familial ». Dans cet espace cher à Jung, toutes les informations sont inconsciemment partagées dans une famille. Transmis de génération en génération, ce « passif familial » imprime certains individus au plus profond de leur chair ou de leur psyché. D’autres semblent ne pas en être affectés. Cette transmission d’inconscient à inconscient peut s’étaler sur des durées insensées… Des siècles, même ! Ainsi, dans Aïe mes Aieux, Anne-Marie Ancelin Shcutzenberger, pionnière de la psychogénéalogie, raconte une histoire étonnante d’une famille hantée depuis des siècles par une malédiction de mort d’enfant.  « Tout ce qui n’est pas dit est répété », souligne Bruno Clavier dans on ouvrage, invitant à se mettre à l'écoute de son intuition, briser les chaînes du non-dit, et à se libérer, non seulement pour soi-même, mais également pour les générations à venir.

 

 

Arbres thérapeutico-généalogiques

 

La psychanalyse transgénérationnelle repose sur la pratique des arbres généalogiques (et des constellations familiales, sorte de jeux de rôle). Elaboré en compagnie d’un thérapeute aguerri, il s’agit pour le patient d’aller explorer son passé familial, des côtés maternels et/ou paternels. Cette méthode s’avère précieuse pour faire émerger des épisodes clés ne demandant qu’à être exhumés pour être enfin assumés. Une démarche qui demande un certain courage. Incompréhension, résistances, scepticisme, rétention, refus : il n’est jamais facile en effet de sortir les cadavres bien planqués au fond des placards… Mais c’est le prix de la libération et de la guérison pour des patients souvent à bout de souffle.

 

Isabelle Fontaine

www.vivremieuxleblog.com

 

Journaliste et auteur de guides pratiques sur l'intuition et la conciliation vie privée/vie professionnelle (éditions Leducs/Quotidien Malin), retrouvez Isabelle Fontaine sur le blog Histoire d'Intuition et le site participatif Vivre Mieux! le blog. Joignez-vous à elle sur son profil Facebook et son compte twitter

Développement personnel : 4 conseils pour enfin réussir à concilier vie pro et vie perso !

Le 28 janvier 2014, 18:56 dans Société 0

Culpabilité, sensation d’être débordée et inefficace, stress : pas toujours facile d’être une working mum épanouie. Or, concilier vie privée et vie professionnelle passe parfois par de petits changements... qui font les grandes rivières. En voici quelques uns pour vous inspirer.

 

1 - Réveillez votre conjoint qui dort (peut-être) et osez demander de l’aide

 

L’autonomie, c’est le saint graal de notre société. Sauf que, dans la vraie vie, on a besoin des autres, et vice-versa.

La première personne qui peut vous aider à mieux concilier votre vie privée et perso, c’est votre moitié.Celui-ci n’est en effet pas que votre chéri et le père de votre progéniture, il est aussi votre ‘partner’. Par son implication dans la vie familiale, il a son rôle à jouer dans votre carrière. Faites-lui -si besoin- quelques judicieuses suggestions : sorties d’école le soir, un congé parental (si, si, ils s’en sortent très bien), faire la vaisselle plus souvent, assurer la réunion de rentrée scolaire, partager à égalité les temps de vacances des petits etc.

De même, faites-vous aider par un cercle plus large de personnes. Mettez-vous en réseau ! Voisins, amis, parents de camarades de classe de vos enfants, famille, constituent un pool de connaissances avec qui échanger des services (dépôt à la crèche, écoles, activités du week-end, baby sitting du soir etc.) Et n’oubliez surtout pas la femme de ménage. Avec les exonérations d’impôts, son aide est plus abordable qu’il n’y paraît, renseignez-vous.

 

2 - Arrêtez de viser la perfection, suivez le principe des cycles

 

Le mythe de la perfection au féminin, c’est un peu LA maladie du XXIe siècle. Il faudrait ressembler à ces icônes de papier glacé, au corps parfait, mères aimantes, amantes douées, professionnellement successfull. Mais les psys nous l’assènent : tout ceci n’est qu’une illusion. Viser d’être au top dans tout, tout le temps, en même temps, est un piège pernicieux, un vrai « attrape culpabilité », dont, nous, les femmes, nous sommes expertes.

Acceptez donc d’être « imparfaite », et suivez le principe des cycles : «En ce moment, je vise d’être au mieux dans mon rôle de travailleuse », et, à un autre moment de votre vie, « Je vise le top dans mon rôle de maman ». Si vous avez du mal à passer le cap, prenez pour modèle une personne que vous connaissez et que vous admirez pour justement réussir à concilier vie privée et pro, inspirez-vous d’elle !

 

3- Or-ga-ni-sez vous : bannissez la procrastination, passez en mode multi-tâche et apprenez à anticiper.

 

L’un des premiers secrets de l’organisation, c’est de fuir la procrastination. Derrière ce mot un peu barbare se cache l’un des ennemis n°1 des mamans actives : remettre à plus tard ce qu’on peut faire tout de suite. Petit défaut non dénué de charme en vacances, mais qui, au quotidien, peut provoquer de sacrés embouteillages… Prenez donc la sage habitude de ne pas laisser traîner les tâches à accomplir, y compris les plus banales. Vous verrez : vous sentirez plus légère !

Faire plusieurs chose en même temps, non seulement c’est possible, mais surtout vivement recommandé. Non, bien sûr, pas tout le temps, au risque d’une surchauffe du corps et de l’esprit. Mais bien saupoudré, le muti-tâche a bien des avantages. Les spécialistes du business appellent ça « faire des économies d’échelle », et nous, « faire notre shiva », du nom de cette déesse indienne douée de bras multiples. Quelques exemples qui peuvent vous inspirer : accompagner les enfants à la piscine et en profiter pour faire votre aqua gym, transformer la corvée du repassage en séance de dictée, garder le petit dernier malade à la maison tout en travaillant à ce dossier urgent etc… Et si vous croyez que cette aptitude est réservée aux femmess, détrompez-vous : une étude suédoise vient de démontrer le contraire!

Enfin, pour ne pas vous laisser déborder dans votre organisation, passez en mode ‘anticipation’.Vacances des enfants, courses et menus, paperasse administrative etc… Forcez-vous à planifier, prévoir à l’avance. Et réservez une place dans votre agenda noir sur blanc pour avoir le temps de le faire ! Cela vous évitera, la veille, de vous sentir au pied du mur, et donc, stressée.

 

4- Le temps de l’égoïsme nécessaire : apprendre à dire non et s’occuper de soi

 

Lorsqu’on est mère, travailleuse, amie, compagne, fille… On peut vite se sentir submergée par tous ces rôles. Et oublier le vrai premier rôle de sa vie : être soi-même. Pour cela, deux options.

La première : exercez-vous à dire NON. Au travail, bien sûr, mais pas que, aussi avec votre conjoint, vos amis, votre famille, vos enfants... Certes, on nous appris à nous, les femmes, et ce dès notre plus tendre enfance, à être polie, à dire oui, gentiment, pour faire plaisir. Sauf qu’une vie à dire oui revient à vivre en surface de la personne que nous sommes vraiment, et de nos désirs. Il est urgent de se « déformater ». Dire NON n’est pas si compliqué, voici trois règles simples à respecter pour le faire dans les règles de l’art :

- Ne répondez pas non du tac au tac, cela pourrait être perçu comme trop abrupt. Prenez ou négociez un temps de réflexion (même court). Vos interlocuteurs se sentiront respectés : n’oubliez jamais qu’un NON est toujours difficile à recevoir.

- Développez des arguments solides pour justifier votre refus et ne lâchez pas. Revenez-y toujours si l’on cherche à vous en éloigner. N’hésitez pas à exprimer vos émotions, de manière claire et distanciée, ex : « La perspective de ce voyage à l’étranger me rend triste, j’ai besoin de proximité avec mes enfants car je prends leur éducation très au sérieux ».

- Faites une proposition alternative constructive. Montrez que vous êtes de bonne foi, et sensible aux conséquences potentiellement négatives de votre NON.

Deuxième secret d’égoïsme nécessaire : aménagez-vous des moments de ressourcement personnel.Cinéma entre copines, expos, promenades nature, natation, cours de danse ou d’aquarelle, lecture, rêvasserie, soin au spa… Un seul mot d’ordre : vous faire plaisir de manière régulière, en tête à tête avec vous-même. Ayez conscience que c’est là LE secret d’une vraie conciliation réussie.

 

Isabelle Fontaine

 

 

Plus d’infos sur la conciliation vie privée/vie professionnelle dans mon livre « Devenir Mère et Réussir sa vie professionnelle », édité chez Leducs, et préfacé par la femme politique Clémentine Autain.

Changer d’époque : La Louve, un supermarché coopératif bio qui réinvente la consommation

Le 21 janvier 2014, 11:31 dans Société 0

Utopiste, pragmatique et réjouissant. La Louve, 1er supermarché coopératif en auto-gestion entre particuliers, débarque à Paris en 2015. Son crédo : pratiquer des prix bas pour ses clients en échange de quelques heures de travail bénévole.

 

Imaginez un supermarché de 1000 m2, équipé de 10 lignes de caisses, ouvert 7/7 jours jusqu’à 22 heures, où vous trouvez des produits bio, équitables, de proximité à des prix nettement inférieurs à ceux du marché, et dans lequel vous travaillez quelques heures par mois pour avoir le droit d’aller y faire vos courses… Cet endroit s’appelle Park Sloop Food Coop. Ouvert il y a 20 ans à Brooklyn, quartier animé de l’est new yorkais, ce supermarché collaboratif en auto gestion fait un carton. Très populaire avec ses 16 000 membres, il est l’un des magasins alimentaires les plus qualitatifs et économiques de Brooklyn. Il n’est pas rare de devoir faire la queue pour avoir le privilège de simplement payer son caddie….

  

3 heures de travail en échange de courses moins chères et qualitatives

 

C’est sur ce modèle du Park Sloop Food Coop de Brooklyn, que deux américains, Tom Boothe, acheteur de vins, et Brian Horiban, ont eu l’idée folle de créer à Paris, dans le 18e arrondissement, le premier supermarché collaboratif en auto-gestion entre particuliers de l’hexagone. Soutenu par un financement participatif (crowdfunding), le projet vient de réunir 42 000 euros sur la plateforme Kiss kiss bank bank via 1000 généreux donateurs, et bénéficie de l’appui d’institutions comme la mairie du 18e arrondissement. Le principe est simple : le supermarché est réservé à ses « membres », qui, en échange de 3 heures de travail mensuel (tenue des comptes, caisses, gestion des stocks,  entretien..),  peut faire ses courses dans la grande surface.

 

 

Des marges réduites par rapport au circuit classique

 

Les économies ainsi réalisées sur la main d’œuvre, assurée à 75% par ses membres bénévoles, permet de réduire de manière très importantes les marges des produits vendus. Ceux-ci, principalement des produits du terroir, bio, locaux, artisanaux, équitables, sont affichés 20 à 40% moins chers que dans les autres circuits ! Là ou un supermarché classique fait des majorations de 26% à 100% sur les prix d'achat de produits, la Louve vise 21%. L’ouverture du magasin, projetée à l’horizon 2015, promet de faire bouger les lignes de la consommation et fleure bon un changement d'époque. Leur crédo est tout ce qu’il y a de plus réjouissant dans un monde en crise : « rendre les bonnes choses accessibles à tous ! ». Et qu'est-ce qu'on dit? Merci!

 

Par Isabelle Fontaine

 

Suivre le projet de la Louve : http://www.cooplalouve.fr/

Voir la suite ≫